Pour beaucoup, le nom de Noos évoque aujourd'hui une époque un peu floue, quelque part entre les modems qui sifflent et les débuts d'Internet. Pourtant, Noos a été l'un des premiers à proposer une offre de télévision enrichie, avec des chaînes locales diffusées directement sur le réseau câblé. Et c'est là que tout commence.
À cette époque, produire du contenu local n'avait rien d'évident. Pas de smartphones pour filmer, pas de plateformes pour diffuser en un clic. Il fallait du matériel, des compétences… et surtout une vraie envie de raconter ce qui se passe ici, chez nous.
C'est dans ce contexte que Franck Zordan, déjà bien ancré dans le paysage palois, commence à produire des contenus audiovisuels pour alimenter cette fameuse chaîne locale du réseau Noos. Reportages, interviews, sujets de proximité… une première manière de capter la vie du territoire et de la diffuser.
On est loin des formats courts d'aujourd'hui. Ici, on prend le temps. Le temps de rencontrer, d'échanger, de comprendre. Le temps aussi de poser les bases d'un regard : celui qui consiste à dire que le local mérite d'être raconté, valorisé, mis en lumière.
Le modèle avait quelque chose d'assez unique. La diffusion était limitée, réservée aux abonnés du câble, mais l'impact, lui, était bien réel. Parce qu'à l'époque, voir son commerce, son association ou son projet à la télévision locale, c'était déjà une forme de reconnaissance.